jeudi 19 mai 2011

Comprendre la maladie pour mieux se soigner Article 3 : les maladies auto-immunes


Alors que l’on parlait peu des maladies auto-immunes il y a quelques années, actuellement elles sont en constante augmentation et elles sont même devenues la 3ème cause de décès derrière les accidents (et maladies) cardiaques et le cancer. Dans cette série d’articles visant à apporter un éclairage différent sur certaines maladies, il m’a semblé évident de parler de ces pathologies encore mal connues.



Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune


Les maladies auto-immunes sont des troubles chroniques divers dus à une hyperactivité du système immunitaire à l’encontre des substances et tissus composant normalement l’organisme. Elles touchent plusieurs systèmes physiologiques différents et se manifestent par des symptômes très variés ; cependant elles ont toutes en commun les notions de chronicité, l’hyperactivité du système immunitaire et les dégâts physiologiques, souvent irrémédiables qu’elles génèrent.

Le système immunitaire d’un être humain est un ensemble interactif d’éléments formant un système physiologique cohérent de reconnaissance et de défense qui différencie le « soi » du « non-soi ». Ce qui est reconnu comme non-soi est détruit, comme les pathogènes : virus, bactéries, parasites, certaines particules ou molécules « étrangères » (dont certains poisons).



Anatomie simplifiée du système immunitaire


Le système immunitaire est composé de deux types de mécanisme de défense :
1.      Un mécanisme inné ou de défense non-spécifique : peau, muqueuses, acidité gastrique, cellules phagocytaires, larmes ainsi que la réaction inflammatoire et le système du complément[1]. Le système immunitaire inné (aussi appelé immunité non spécifique) est l'ensemble des défenses d'un organisme contre des agents externes. Sa reconnaissance de l'agent infectieux est innée et non acquise, ce qui le distingue du système immunitaire adaptatif.
2.      Un mécanisme de défense spécifique : comme l'action dirigée des lymphocytes et la production d'anticorps spécifiques. Le système immunitaire adaptatif est l'ensemble des défenses d'un organisme contre des agents externes qui impliquent une adaptation, c’est-à-dire une reconnaissance acquise de l'agent infectieux. Le système immunitaire adaptatif se subdivise en deux branches :
a.       l'immunité humorale : L'immunité humorale, ou immunité à médiation humorale, est l'immunité adaptative liée aux lymphocytes B[2] et à la production d'anticorps. Les anticorps ou immunoglobulines sont des protéines qui circulent dans le plasma et sont élaborées dans les ganglions lymphatiques ou la rate, par un type de lymphocytes, les lymphocytes B. Ces derniers se forment dans la moelle rouge des os, où ils subissent une évolution complexe leur donnant leurs propriétés immunitaires.
b.      l'immunité cellulaire : L'immunité cellulaire, ou immunité à médiation cellulaire, est l'immunité adaptative dans laquelle les lymphocytes T jouent un rôle central.



Quelques définitions


Un anticorps est une protéine complexe utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser les agents pathogènes (A.P.) de manière spécifique. Les anticorps sont sécrétés par des cellules dérivées des lymphocytes B : les plasmocytes.

Les anticorps constituent l'immunoglobuline principale du sang, aussi on utilise parfois le terme immunoglobuline à la place du mot anticorps, mais cet emploi est abusif.

Dans le cas de maladies auto-immunes, on parle d'auto-anticorps

Les auto-anticorps sont des anticorps (Ac) dirigés contre des éléments de l'organisme qui les a fabriqués. Le nombre de ces auto-anticorps est élevé. Certains de ces auto-anticorps sont plus fréquemment retrouvés dans certaines maladies que l'on appelle maladie auto-immune

Un antigène est une macromolécule naturelle ou synthétique, reconnue par des anticorps ou des cellules du système immunitaire et capable d'engendrer une réponse immunitaire.
Les antigènes sont généralement des protéines, des polysaccharides et leurs dérivés lipidiques. Des fragments d'antigènes appelés haptènes peuvent aussi induire une allergie.

On distingue deux classes d'antigènes,

    Les antigènes de classe 1, présents dans toutes les cellules ;
    Les antigènes de classe 2, présents uniquement dans les cellules immunitaires.

Les antigènes, en tant que marqueurs des agents étrangers à l'organisme, sont à la base de la réponse immunitaire adaptative. C'est la reconnaissance de l'antigène par les cellules immunocompétentes, directement ou via les cellules présentatrices d'antigène (CPA), qui active l'immunité spécifique.
Ci-dessus en italique : extraits de Wikipédia



Dérèglement du système immunitaire


Le système immunitaire est partout dans le corps. Il est en toutes sortes de molécules petites ou grosses réparties dans l'organisme, en cellules isolées ou groupées en réseaux de ganglions lymphatiques, en organes comme la rate, le foie, le thymus, l'intestin, etc.

Les manifestations pathologiques de la maladie auto-immune, les symptômes, ainsi que les organes ou structures peuvent être très différents mais ont en commun le même mécanisme : le système immunitaire du malade s'attaque à certains constituants de son propre hôte (le soi, c’est-à-dire dans ce contexte, le corps) comme s'ils étaient des substances étrangères. Il produit alors des anticorps dirigés contre le soi (auto-anticorps). Il s'agit en quelque sorte, d'une autodestruction partielle.



Exemples de maladies auto-immunes


·         la sclérose en plaques (maladie neurologique auto-immune chronique du système nerveux central. Elle est multifactorielle et ses manifestations cliniques sont liées à une démyélinisation des fibres nerveuses du système nerveux central, cerveau, moelle épinière et nerf optique).
·         le diabète de type 1 (jadis appelé « diabète juvénile » ou « diabète insulino-dépendant »)
·         les thyroïdites auto-immunes (inflammation de la glande thyroïde)
·         la polyarthrite rhumatoïde (maladie dégénérative inflammatoire chronique, elle est caractérisée par une atteinte articulaire souvent bilatérale et symétrique, évoluant par poussées vers la déformation et la destruction des articulations atteintes.)
·         la spondylarthrite ankylosante (Spondylarthrite vient du grec spondylos (spondyl) qui veut dire vertèbre et de « arthrite ». Maladie inflammatoire de la colonne vertébrale atteignant surtout le bassin et la colonne vertébrale.)
·         la maladie de Crohn (maladie inflammatoire chronique intestinale)
·         etc.

A noter que la notion même de chronicité de certaines maladies inclassables actuellement, laisse supposer qu’on les classera très prochainement dans les maladies auto-immunes. Exemple : syndrome du colon irritable



Causes possibles des maladies auto-immunes

Version de la médecine allopathique


Les causes sont encore mal connues. On pense généralement que les maladies auto-immunes sont probablement le résultat de causes multiples, telles qu'une prédisposition génétique stimulée par une infection, associée à la présence d'une substance chimique ou aliment qui agissent comme facteur déclencheur.

Des enquêtes de l’OMS démontrent que certaines pathologies comme l’arthrite sont plus fréquentes dans les pays développés. C’est pourquoi certaines maladies auto-immunes sont considérées comme des maladies d'abondance.

Les anticorps sont fabriqués par des cellules appelées lymphocytes B, eux-mêmes sont sous la dépendance des lymphocytes T inducteurs (helper). Il existe donc un défaut du contrôle immunorégulateur des lymphocytes T.

Cette situation peut se produire lorsque le système immunitaire est en contact avec certains micro-organismes ou avec certains médicaments dont les antigènes ont une parenté avec les antigènes du soi, on parle de mimétisme moléculaire : en se défendant contre ces antigènes, le système immunitaire va aussi s'attaquer au soi. Dans les maladies auto-immunes il se produit le même phénomène mais sans cause apparente.

La médecine allopathique est très efficace dans le traitement et voir la régression des symptômes. Cependant elle n’a pas encore les moyens d’agir sur la cause.



Version de la médecine complémentaire


La médecine complémentaire apporte un éclairage différent sur la cause possible de la maladie auto-immune. Loin de concurrencer la médecine allopathique, qu’il est hors de question de remplacer, la médecine complémentaire apporte des solutions originales qui sans être vraies pour tous sont au moins assez efficaces pour ne plus les nier.

Votre système immunitaire qui est censé valider ce qui est familier, le soi et lutter contre ce qui est « étranger », le non-soi, ne fonctionne plus correctement. Plus graves ne « reconnaissant » plus certaines composantes du corps, il va se mettre à en agresser certaines comme des « ennemis ».

On peut dire d’une manière imagée que si le système immunitaire était un ami, celui-ci serait atteint de paranoïa avec phases de crises d’automutilation.



Traitements classiques


Les traitements classiques sont relativement lourds : anti-inflammatoires, cortisone et parfois immunosuppresseurs qui diminuent les symptômes mais ont des effets secondaires inquiétants. Cependant, il est évident qu’ils sont indispensables dans les cas les plus lourds.



Comment agir sur la cause


Le seul point commun unanimement reconnu au niveau des maladies auto-immunes est le dysfonctionnement du système immunitaire. Bien que l’on ignore encore beaucoup à propos de ces pathologies, nous pouvons déjà appliquer tout ce que nous connaissons. Le système immunitaire est partout et surtout aux frontières entre le soi et le non-soi, là où sont trié ce que nous absorbons. On peut reconnaitre là tout le système physiologique (incluant le système immunitaire) allant de la bouche à l’anus.

Une hygiène de vie peut être mise en place afin de réduire l’évolution de la maladie auto-immune.



Soigner l’intestin


·         supprimez tous les produits laitiers
·         mangez des légumes et des crudités
·         ne mangez pas trop de viande
·         prenez le temps de mâcher
·         buvez de l'eau en dehors des repas si possible.
·         supprimer définitivement les sodas, alimentation industrielle en général et la pâtisserie et confiserie industrielle en particulier.
En suivant ces quelques conseils, vous diminuerez autant que possible la surcharge du système digestif



Drainer les toxines et travailler en profondeur


Le corps a des organes qui officient un peu à l’image de « filtres », dont les principaux sont le foie et les reins. Leur drainage est une règle d’hygiène vitale de base et permet de réguler leur fonctionnement.
Les plantes suivantes sont idéales pour drainer le foie et les reins comme nous l’avons vu dans l’article 2 :
·         , vous pouvez vous servir des bienfaits des plantes avec : l’Urtica dioica ou ortie pour drainer les reins 
·         le Taraxacum ou dent-de-lion et le Carduus marianus ou chardon-marie afin de drainer le foie seront très utiles

Pour travailler en profondeur :
·         Harpagophytum, Griffe du diable : effets : Anti-inflammatoire (surtout au niveau du cartilage), protecteur du cartilage, antiphlogistique, analgésique. Indications : Rhumatismes : arthrose (maladie dégénérative), arthrite, lombalgies, tendinite, goutte, maux de dos.
·         Fraxinus excelsior : traitement de soutien lors de maladies rhumatismales, polyarthrites chroniques, rhumatismes des tissus mous.


Conseil : la constipation ou la diarrhée sont deux extrêmes qu’il faut absolument évité. Si vous souffrez de l’un ou de l’autre, je vous suggère d’appliquer les suggestions alimentaires ci-dessus et de bien drainer le foie et les reins. Si les symptômes persistent consulter impérativement votre médecin sans tarder.



Traiter l’aspect psychosomatique du problème


Les maladies auto-immunes sont l’expression de sentiments d’agression telle, que la personne finit par s’attaquer elle-même. Bien que cela se passe la plupart du temps totalement inconsciemment, la personne souffre très concrètement.

Sur mes vingt ans d’expérience thérapeutique, je peux dire que la majorité des personnes souffrant de maladies auto-immunes qui m’ont consulté avaient en commun une enfance dans laquelle la violence, les agressions et le sentiment d’insécurité étaient présents. J’émets l’hypothèse que l’enfant qui ne peut se prévaloir d’un endroit sûr (le foyer parental), mais qui au contraire se sent constamment agressé, développe un système immunitaire « en alerte rouge en permanence » partant du fait qu’il ne peut clairement poser des limites. Lorsque le comportement dangereux ne reste pas hors du domicile, l’enfant apprend à composer avec ce « non-soi » constamment, à tel point qu’il l’intègre dans un mode de vie où le système immunitaire fonctionne toujours au maximum. Ne se sentant pas en sécurité de manière chronique, ces personnes développent souvent des comportements agressifs dans leurs échanges sociaux…pour se protéger.

Le cas type est une personne qui, n’ayant jamais trouvé de soutien extérieur lorsqu’elle éprouvait des peurs et des angoisses enfantines, se renferme complétement sur elle-même. Muré en elle, elle ne apparait la plupart temps pas dans le besoin d’aide. Elle est souvent résigné et fataliste, semblant assumer son destin (qui lui pèse pourtant lourdement sur les épaules). Elle a un manque de saine agressivité, c’est-à-dire qu’elle refuse le combat : celui de la défense de son plein droit à s’épanouir. Cette impossibilité d’être pleinement heureux à l’extérieur, entraine un mouvement vers l’intérieur autodestructeur.
Cette vie inconsciente négative est résultante d’un choc « acquis ou inné » :
·         Les chocs acquis sont tous les événements traumatiques de notre vie depuis notre naissance. Qu’ils soient conscients (ceux dont on parle facilement) ou inconscients (ceux dont on a oublié l’existence), les chocs agissent sur nous. A l’état « dormant » ils semblent inopérants, mais il suffit d’une « pichenette » pour qu’ils se réveillent et se manifestent au travers d’une pathologie.
·         Les chocs innés sont ce que l’on appelle les secrets de famille. Ils sont autant de chocs émotionnels dormant au fond de notre génétique. Ils sont parfois assez puissants pour non seulement traverser les générations mais également exploser sous la forme de pathologie alors qu’en apparence toute la famille ne souffre pas

Je suis d’avis que seul un travail de fond sur la perception du monde qu’à la personne atteinte, peut changer quelque chose. Pour que son système immunitaire fonctionne à nouveau normalement, le sentiment de persécution inconscient devra disparaitre au profit d’une confiance réfléchie. L’autodestruction est liée à des sentiments extrêmement négatifs de la personne à son propre encontre. Un processus visant à redéfinir les sentiments que son l’amour, la paix, la sérénité, le respect, la tolérance ne peut être que profondément bénéfique. L’être humain possède en lui des trésors en termes de pouvoir, que malheureusement il expérimente souvent négativement. Le pouvoir de guérison est un don que nous avons tous. Seuls ceux qui y croient le manifestent.

Il ne s’agit pas d’être euphorique mais plutôt de devenir résolument positif. Il n’y a pas d’être humain négatif en tant que tel. Mais il y a des pensées et des émotions que certains choisissent de manifester qu’ils le sont. La maladie auto-immune nous place devant un choix. Celui de croire en l’espoir malgré l’obstacle immense que représente la maladie ou abdiquer, rendre les armes et attendre désespéré.

En tant que thérapeute je veux croire en l’espoir que le terme Vie en lui-même contient. Certaines maladies auto-immunes de par leurs effets très handicapants m’ont fait douter de mon simple droit de venir en aide. Tout comme je crois que l’on peut guérir un corps, je crois en la force positive et porteuse de notre esprit et de notre cœur. Le premier enfer est celui dans lequel l’Homme se plonge lorsqu’il ne croit plus ni dans l’amour, ni dans l’espoir, ni dans la vie elle-même…une petite flamme s’éteint qui pourtant lui est essentielle.




                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :





[1] Le système du complément est un groupe de 35 protéines connues du sérum, faisant partie de l'immunité innée.
[2] Les lymphocytes sont des leucocytes qui ont un rôle majeur dans le système immunitaire.
Les leucocytes ou globules blancs sont des cellules du système immunitaire.

mardi 17 mai 2011

Comprendre la maladie pour mieux se soigner. Article 2 : les allergies


Dans notre population, les allergies sont en constante augmentation. Cependant, il est possible de les traiter en utilisant les médecines complémentaires et en mettant en place une hygiène de vie spécifique. Les scientifiques estiment en général que l’augmentation des maladies allergiques est directement liée aux modifications des habitudes alimentaires et du mode de vie.

Selon certaines sources, en 1980, 10 % de la population en souffrait, en 1999 plus de 30 %, et certains chiffres circulent faisant état de 50 % de malades d'ici 10 ans dans les pays industrialisés de l'hémisphère Nord.

J’oserai dire que les maladies allergiques augmentent proportionnellement au stress qui est en hausse constante dans notre société. La modification rapide et profonde de nos habitudes comportementales[1], alimentaires[2] et la modification de notre environnement.[3] Le but de cet article est d’apporter un autre éclairage sur ces pathologies à ceux que cela intéressera.



Quelles sont les causes des allergies ?


Les allergies sont des réactions excessives du système immunitaire[4] suite à un contact avec une substance en général étrangère à l’organisme. Une substance déclenchant une réponse immunitaire est appelée antigène[5], alors que l’on parle d’allergène en cas d’allergie. L’allergène est bien toléré par la plupart de la population mais déclenche chez les personnes allergiques une réaction excessive, inappropriée et pathologique. On dit que l’allergique est sensibilisé à un allergène. Certains types de traitements visent à rendre l’organisme tolérant à l’encontre de l’allergène et sont appelée « désensibilisation ». La prédisposition familiale est un facteur aggravant.



Les principaux allergènes


Allergène de tous types

  • Acariens (en particulier Dermatophagoides pteronyssinus et Dermatophagoides farinae) (10% des enfants !)
  • Pollens de graminées (dactyle, phléole, ivraie)
  • Poils de chat
  • Blattes et cafards
  • Pollens de bétulacées (aulne, bouleau, charme, noisetier)
  • Moisissures (Alternaria, Cladosporium)
  • Poils de lapin
  • Allergies alimentaires (3%) (particulièrement à risque, car l'allergène est très souvent invisible)
  • Lavande (essence de lavande)
Source : Wikipédia



Allergènes alimentaires


Chez l’adulte par ordre de fréquence
  • Drupacées (16%) (sous-classe d’arbres et d’arbustes dont les pruniers, des pêchers, des cerisiers...
  • Ombellifères (11%)
  • Œuf (8%)
  • Crustacés (8%)
  • Poisson (7%)
  • Lait (5%)
  • Blé (4%)
  • Légumineuses (3%)
  • Banane (3%)
  • Avocat (3%)
  • Kiwi (2%)
  • Moules (2%)
  • Pommes de terre (2%)
  • Tournesol (2%)
  • Bœuf (2%)
  • Arachide (2%)
  • Mangue (2%)
Source : Wikipédia



Les principales allergies


  • l'asthme : maladie inflammatoire des bronches, cette affection est caractérisée par des crises de dyspnée ou crises d'asthme
  • l'eczéma : dermatose de type prurigineuse (irritante) relativement fréquente parmi la population, l'eczéma peut être aigu ou chronique. L'eczéma se caractérise entre autres par une peau de couleur rouge avec des petits boutons. Différents endroits du corps peuvent être touchés par l'eczéma comme les mains ou le visage. On distingue l’eczéma de contact, qui est dû à une réaction anormale du corps à un allergène de la dermatite atopique ou neurodermatite qui est plus une prédisposition génétique
  • le rhume des foins : aussi appelé rhinite allergique, est une affection de la cavité nasale, provoquée par des particules de pollens. Ces pollens peuvent provenir d'arbres (bouleau, noisetier...), de graminées (foin, plantain...) ou d'herbes (ortie, armoise ...)
  • la conjonctivite : est une inflammation de la muqueuse recouvrant la face intérieure des paupières et la surface de l’œil (conjonctive).
  • l'urticaire : (nom féminin dérivé du latin "urtica" qui signifie ortie) est un symptôme cutané, le plus souvent une forme relativement commune de réaction allergique. C'est une éruption cutanée mobile et fugace à centre blanc et à contours nets (une série de marques rouges sur la peau, ressemblant à des piqûres d'orties) accompagnée d'une sensation de brûlures. La peau est donc comme gonflée, avec parfois l'apparence de cloques épaisses de quelques millimètres et démange sévèrement, avec une sensation de chaleur.
  • l'allergie aux médicaments : réactions allergiques aux médicaments les plus courantes sont des réactions de type immédiate comme : l'urticaire, l'asthme ou dans le pire des cas un choc anaphylactique[6].



Les conséquences des allergies


Comme nous l’avons vu plus haut, les allergies sont des réactions excessives du système immunitaire. Elles causent une fatigue excessive globale pour l’allergique, qui entraine un inconfort de vie durant la phase allergique.



Comment travailler sur ses allergies

Détoxiquer le corps


Le maître-mot pour les allergies est : détoxication. En effet, de par ses fortes réactions immunitaires, le corps a tendance à s’encombrer de toxines non éliminées. Mère-nature nous donne dans ce domaine absolument tout ce dont nous avons besoin :



Oligothérapie

La diathèse de Ménétrier (en très simplifié : complexe d’oligo-élément visant à traiter un terrain précis) n°1 Manganèse-Souffre permet de traiter très efficacement les terrains allergiques et de stimuler le processus de désensibilisation.


Phytothérapie


Les teintures-mères (TM) sont très efficaces dans le traitement des allergies.

Pour drainer le système hépatobiliaire, en cas de maladies métabolique, allergies, dermatoses, fatigue chronique :
·         Taraxacum ou dent-de-lion : action drainante profonde sur le foie et la vésicule biliaire, stimule la transformation, la capacité d’adaptation entre autres. (TM)

Traitement des problèmes hépatiques chroniques : eczéma, troubles digestifs (diarrhées ou constipation)
  • Carduus marianus ou chardon-marie (TM)
En cas de sinusite chronique, toux chronique (fumeur) ou de rhume de foins :
  • Sambucus nigra ou sureau noir (TM)
Evacuation et détoxication des reins, maladies métaboliques, allergies, fatigue printanière, éruptions cutanées urticariennes
  • Urtica dioica ou ortie (TM)


Aromathérapie


Les huiles essentielles sont un merveilleux cadeau de la nature qui ont un effet bénéfique dans les cas d’allergies. Cependant, leur grande efficacité est à double tranchant, car mal utilisées elles peuvent être dangereuse. C’est pourquoi lors de la prescription, il est important de vous faire expliquer en détail l’utilisation de l’huile prescrite.

Pour stimuler la capacité de discernement : différence entre le soi et le non-soi
  • Millefolium ou achillée (huile essentielle, ci-après HE)
Remède de premiers secours en cas de choc (ou pour stimuler le déblocage d’un choc ancien)
  • Geranium robertianum ou géranium Robert (HE)
Rhume des foins (bactéricide et antiseptique puissant), antihistaminique
·         Basilic indien (HE)
Infection intestinales, infections uro-génitales, infections des voies respiratoires
·         Cannelle de Chine (HE)
Puissant régénérateur du foie, des reins et du pancréas. Purifiant et détoxiquant du sang
·         Carotte
Eczéma
·         Cèdre de l’Atlas et de l’Himalaya (bois)
Immunostimulant, régénérateur générale en cas de fatigue
·         Epinette noire
Asthme, harmonise le système neurovégétatif, neuronique, protection.
·         Fenouil doux
Réduit le stress, les phobies, l’anxiété et la nervosité en régulant le système nerveux
·         Géranium
Psoriasis, stimule les organes responsables de l’élimination des toxines (foies, vésicule biliaire, reins, rate, pancréas)
·         Hélichryse italienne ou immortelle
Infections de la peau, antiseptique, cicatrisant, régénérant
·         Lavande vraie
Harmonise le système neurovégétatif, enracine
·         Nard
Insuffisance hépatobiliaire et pancréatiques
·         Romarin à verbérone



Le travail sur l’alimentation


Pour les allergiques la suppression des allergènes de type alimentaire est indispensable, peu importe le type d’allergie dont il souffre, ils doivent chercher à avoir une alimentation qui les aident en évitant toute agression supplémentaire.

Consulté un diététicien est une excellente chose, par contre chacun peut mettre en place certaines mesures :
1.      Consommation de fruits et de légumes de saison et de la région (ceux-ci métabolisant des micronutriments essentiels propres à la région)
2.      En cas de doute sur l’allergène alimentaire, l’observation est plus simple dans le cadre d’une alimentation dissociée.
3.      Suppression de tous les produits raffinés, produits de synthèse (et de substitution) ainsi que tous les plats pré-cuisinés. Tant que possible suppression des additifs
4.      Mode de cuisson privilégiant la conservation de tous les nutriments
5.      Réduction de la viande.
6.      Boire de l’eau en quantité : env. 2dl par heure
L’alimentation quotidienne doit apporter tout ce dont le corps à besoin et en aucun cas compenser des manques affectifs. L’apport calorifique peut exploser lorsque l’Homme est angoissé. Cela nous arrive à tous et parler vaut mieux que manger !

Chacun peut aller plus loin selon ses convictions ; cependant attention aux excès, certains régimes carencent très dangereusement les apports et affaiblissent d’autant le système immunitaire.

L’alimentation doit rester un moment de plaisir et de calme qu’il vaut mieux partager avec des congénères que nous aimons. L’alimentation est dès la naissance intimement liée à la notion d’amour. L’Homme métabolise mieux lorsqu’il se sent bien.



L’aspect psycho-affectif de l’allergie ou la symbolique des maladies


En Shiatsu Holistique, nous considérons l’allergie comme un problème d’agressions non-résolu. L’allergique se défend anormalement lorsqu’il est mis en contact avec un allergène précis.
L’allergie dénote surtout une perception d’agression de l’extérieur anormale de la part de l’allergique. Celui-ci a du mal à déterminer les limites entre le soi et le non-soi. La solution est de mettre au grand jour (conscientalisation par l’expression orale ou écrite) via la thérapie, l’allergène et son symbolisme afin de traiter la cause du problème.

Un travail de fond sur l’estime et la confiance en soi permettre à l’allergique de se définir lui-même. En travaillant sur l’expression correcte de ce qu’il est face aux autres, il travaillera l’affirmation soi. D’un point de vue énergétique, l’allergique se fait « envahir », repousser, voir inférioriser par l’autre ; son travail d’affirmation lui permettra de « remettre à bonne distance » l’autre. Le but étant de parvenir à se sentir égal à l’autre, hors de tout sentiment d’angoisse, de peur et de colère.

Ce travail introspectif allant, la personne allergique abaissera  son niveau de stress en se repositionnant ce qui lui permettra de gérer positivement son stress. Et la mise en place tout naturellement du processus de désensibilisation.



Conclusion


L’allergique peut, avec une thérapie qui l’aidera à améliorer son état physique et le désensibilisera progressivement, comprendre la cause profonde, soit psychoaffective de ses symptômes. L’allergique est un hypersensible qui en apprenant à se gérer, abaisse son niveau de stress.


                              
                                                                                     Jean-Christian Balmat

Depuis 1991, nous vous proposons :


[1] Notre organisation sociale a profondément changé en à peine deux générations : modifications de la structure familiale, changements de travail plus fréquent, taux de chômage en hausse, insécurité, etc.
[2] Nous mangeons plus et plus mal que nos ancêtres. L’obésité est considérée comme une pandémie bien que cela ne soit pas une maladie infectieuse. Le pourcentage d’adulte obèse à pratiquement doublé en France de 1997 à aujourd’hui. (8,7 % contre 14,5%)
[3] L’air que nous respirons et l’eau que nous buvons
[4] Le système immunitaire est le système physiologique de reconnaissance et de défense qui différencie le « soi » (ou le « familier ») du « non soi » (ou l’ « étranger »). Il nous protège contre ce qui détruit l’organisme ou ce qui est perçu (par le psycho-affectif) comme tel. Les agressions peuvent être :
·         Mécaniques : chutes, accidents, etc.
·         Climatiques : variations de la température, de l’hygrométrie et de la pression
·         Chimiques : variations du Ph (équilibre acido-basique) ; intoxication (aluminium, mercure, etc…)
·         Agressions par des organismes vivants : virus, bactéries, champignons, levures, helminthes, arthropodes, prions
Les barrières physiques du système immunitaire sont : la peau, les muqueuses, les systèmes cellulaires de « défense passive » (enzymes, acides gras, acide lactique, flore intestinale, pH du corps...).
Le système lymphatique et les globules blancs sont intimement liés au système immunitaire en luttant contre les agents pathogènes.

Le système immunitaire utilise les HLA (les antigènes des leucocytes humains (en abrégé, HLA, de l'anglais Human Leucocyte Antigen) sont le complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) chez l'humain pour distinguer les cellules du soi de celles du non-soi. Toute cellule montrant le type du HLA de cette personne appartient à cette personne (c.-à-d., n'est pas un envahisseur). N’importe quelle cellule ayant un autre type d’HLA est "non-soi" et sera identifiée comme envahisseur. Les types d’HLA sont héréditaires, certains d’entre eux sont liés aux maladies auto-immunes entre autres. Les scientifiques pensent que les individus qui possèdent certains types d’antigènes HLA semblent prédisposés à certaines maladies auto-immunes, par exemple le lupus érythémateux, la myasthénie acquise, le syndrome de Sjögren et la sclérose en plaques. En italique, extrait de Wikipédia
[5] Un antigène est une macromolécule naturelle ou synthétique, reconnue par des anticorps ou des cellules du système immunitaire et capable d'engendrer une réponse immunitaire.
[6] Le choc anaphylactique est une réaction allergique exacerbée, entraînant dans la plupart des cas de graves conséquences et pouvant engager le pronostic vital.

Il s'agit d'une manifestation d'hypersensibilité immédiate due à la libération de médiateurs vaso-actifs chez un sujet au préalable sensibilisé.

Le choc anaphylactique peut entraîner une chute de la pression artérielle, une accélération du rythme cardiaque (tachycardie). S'y associent des troubles respiratoires et des troubles digestifs (nausées, vomissements, troubles de la déglutition, diarrhées). Source Wikipédia